BELLA: Ah. OK. Euh.
RENE: Oh.
OFF SCREEN: Félicitations.
BELLA: Prend des photos.
RENEE: C'est un peu comme si tout allait très vite.
AARON: C'était comme si tout allait au ralenti.
SUZIE: Ce n'est pas l'idée que je m'en étais fait.
STEVE: C'est comme un rêve dont vous vous souvenez vraiment.
RENE: Dès que nous sommes arrivés devant les portes de l'urgence, je n'ai pas eu le temps de lui ouvrir la portière qu'elle courrait déjà vers l'urgence.
BELLA: Rejoins-moi à l'étage.
RENE: Et puis elle me crie « Va stationner l'auto. »
AARON: Le rythme cardiaque du bébé a vraiment chuté et toutes les infirmières sont arrivées, et notre famille était là.
LAUREN: C'était comme, un moment de panique.
AARON: Et elle ne dilatait pas.
STEVE: Je tenais une jambe pendant que le médecin était assis sur la chaise.
AARON: « Si les choses ne s'améliorent pas dans la prochaine heure, nous devrons vous faire une césarienne. »
BELLA: Tout était comme suspendu dans le temps.
AARON: Les lumières étaient éteintes et la musique pour l'accouchement jouait.
LAUREN: J'étais comme, endormie.
AARON: Tout est beau, elle vérifie et dit : « Bon, êtes-vous prêts? » On est tous comme « Quoi? », « Que voulez-vous dire? »
LAUREN: On est tous comme « Que s'est-il passé? » Elle dit : « Quelque chose de bien. »
AARON: On y va.
BELLA: Sa tête est-elle sortie?
NURSE: Pas encore.
RENE: Elle a demandé : « Est-ce que la tête du bébé est sortie? » Je me penche et je me dis : « ouais » même pas un p'tit doigt de sorti encore, et elle demande si la tête du bébé est sortie.
LAUREN: « Ho! Chérie, tu veux voir? C'est génial. » Et il est penché, vraiment attentionné et tout et tout.
BELLA: J'étais concentrée et je me disais : « OK, je vais le mettre au monde, et tout va bien aller. » Je n'avais aucun médicament ni épidurale.
BELLA: Ahh.
SUZIE: On riait et tout se passait normalement et puis, soudain, boum, votre vie bascule.
STEVE: Eh oui, et puis arrive ce bébé qui pleure.
AARON: C'est gravé dans ma mémoire. C'était la première fois que je j'avais peur pour le reste de ma vie. Vous savez, si ça peut avoir du sens.
BELLA: À ce moment précis, je devenais la mère que je m'étais imaginé être depuis tellement longtemps.
STEVE: Alors, Leo est sorti, et je me suis immédiatement senti comme un père.
SUZIE: Il y a cet élément de surprise, de voir à quoi il ressemblait.
LAUREN: Je l'ai regardé et je me suis dit : « C'est nous. »
BELLA: C'était comme si nous étions une famille, et tout était si vrai. C'était tellement bon de savoir que j'avais ma famille. Nous étions complets.
AARON: Où?
LOGAN: Là, sur le citron.
AARON: En plein sur le citron?
LOGAN: Oui, juste là.
AARON: Voyons voir. Peux-tu le voir là-haut?
LOGAN: Wow, juste là.
AARON: Juste là?
LAUREN: Nous n'étions pas encore mariés. J'ai reçu des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. J'avais la maladie de Hodgkin. Il m'a montré combien il était fort, il était mon roc. Si deux personnes peuvent passer à travers ça, vous savez, on peut passer à travers tout, presque tout ce que la vie nous présente.
AARON: Elle s'en serait sortie sans moi.
LAUREN: Non. Je n'aurais pas pu.
STEVE: Hé. Va chercher maman.
SUZIE: Viens ici. Regardez-moi ce petit monstre.
SUZIE: La raison pour laquelle je voulais un enfant avec Steve, c'est que parmi nos amis, il était connu pour sa voix apaisante et il semblait tout simplement être celui qui ferait le père idéal.
STEVE: Elle est tellement créative et théâtrale. Je pensais qu'elle aurait, et euh, en fait, nous avons un vrai petit comédien.
SUZIE: Oui, c'est vrai.
STEVE: Un vrai petit comédien.
BELLA: Depuis toujours je me suis imaginé le jour où j'aurais un enfant. Et ce qui est encore plus spécial, c'est que c'était avec mon mari, René. C'est mon ami de cœur depuis mon enfance, vous savez, nous sommes ensemble depuis si longtemps, plus de vingt ans depuis notre première rencontre et que nous sommes mariés.
RENE: Elle est une mère formidable, et je l'ai su depuis notre première rencontre. Et c'est exactement pour cette raison que je voulais être là en ce moment avec elle.
BELLA: En tant que nouveau parent, je me demande sans cesse si je fais les bonnes ou les mauvaises choses.
SUZIE: Nous avons des problèmes de sommeil, d'alimentation.
AARON: Nous essayons de lui apprendre à être propre. J'ai peur que nous nous y prenions mal.
BELLA: Est-ce que je la nourris assez? Mange-t-elle correctement?
SUZIE: J'ai toujours peur qu'il se fasse mal.
STEVE: Il peut atteindre le dessus de la cuisinière.
RENE: Je ne veux pas qu'elle soit malade. Je ne veux pas qu'elle aide de démangeaisons. Je ne veux pas qu'elle ait d'otite.
LAUREN: Et maintenant avec le bébé qui s'en vient, les choses seront plus difficiles.
SUZIE: Vous savez, y'a beaucoup de choses qui sont instinctives, et beaucoup qui ne le sont pas. Je pense que pour nous, ce ne l'était pas.
LAUREN: Vous savez, chaque enfant est différent. Chaque enfant aura ses problèmes.
SUZIE: À chaque étape, vous devez vous adapter. Et dès que vous croyez que vous avez les choses bien en main, un autre défi se présente.
LAUREN: C'est formidable de pouvoir parler de nos problèmes de parents en groupe. Je pense que c'est quelques fois la meilleure façon de résoudre certains problèmes.
SUZIE: Je crois que c'est bien de pouvoir apprendre des autres.
STEVE: Ouais.
SUZIE: Et d'avoir comme des frères et des sœurs plus vieux.
STEVE: Regarde, Leo.
LAUREN: Allô.
BELLA: Ce sera intéressant d'en apprendre plus sur eux, comme parents, et de voir les leçons qu'on peut en tirer.